Nous buvions du thé sur sa véranda, quatre minutes d’infusion, pas une de plus.
Elle me parlait de son mari disparu et de ses trois enfants installés loin. Je parlais peu de moi, de ma fille que j’avais perdue et de mon mariage qui n’avait pas survécu à ce chagrin.
Nous ne posions pas toujours de questions. Nous étions simplement présentes l’une pour l’autre.
Pour la première fois depuis longtemps, je ne me sentais plus seule.Les visites de ses enfants
Ses enfants venaient rarement. Quand ils arrivaient, l’atmosphère changeait.